mercredi 26 mai 2010

Tentative: pourquoi One Piece, c'est si bien?

Allons, nous y voilà.
J'y pensais déjà depuis quelques temps, mais suite à un regain de popularité récente (je ne vise personne), et quelque peu encouragé dans la démarche (oui Saki, oui, c'est toi la responsable), je vais m'essayer à un exercice périlleux : tenter d'expliquer assez succinctement mais avec précision, et avec le maximum d'objectivité, pourquoi One Piece, ben ça poutre autant des canards hollandais.


AZY LÀ T'AS QUOI CONTRE LES CANARDS HOLLANDAIS??

D'avance, désolé pour le TRES long post.
J'aurais pu le découper en plusieurs posts, mais je me suis dit "au diable!", et j'ai opté pour une présentation que j'espère assez aérée, mes excuses si c'est encore trop étouffant (ne pas hésiter à me le signaler, j'essaierai de corriger de mon mieux). C'est parti...


I - L'Histoire, et l'histoire

Résumer l’Histoire – je différencierai ici l’Histoire du monde avec un grand « H », du récit du manga qui sera l’histoire avec un petit « h » – serait bien trop long, et surtout gâcherait énormément du plaisir de lire l’œuvre, je me contenterai donc de ce qui est évoqué en début du manga : l’ancien Seigneur des Pirates, GolD Roger, fut exécuté par la toute-puissante Marine en place publique pour faits de piraterie. Avant de mourir, il déclara à qui voulait l’entendre que son trésor se trouvait au bout du Monde, là où seuls les plus téméraires et puissants pouvaient l’atteindre ; ce fut le début de l’Âge d’or de la piraterie, des centaines d’équipages levant l’ancre dans le but d’atteindre le One Piece, ce trésor tant convoité.
Maintes années après cet événement crucial, on assiste aux aventures extraordinaires d’un gamin qui voulait devenir pirate, et qui partira à l’assaut des mers avec le rêve naïf de devenir le Seigneur des Pirates, rassemblant un équipage hétéroclite mais uni, partageant le goût pour l’aventure et les rêves aux gens communs inaccessibles.
« […] on arrive pas trop à donner un scénar précis, hormis encore un héros crétin qui veut devenir quelqu'un d'important...avec d'autres crétins qui veulent réaliser leur rêve respectif. Dans un monde de pirates, parce que le monde de Jack Sparrow c'est in et c'est cool (bien que OP soit plus vieux que ce petit joueur) » - Leel

Le monde de One Piece s’architecture autour de quatre grands Océans (North Blue, South Blue, East Blue et West Blue). Il existe un seul continent, Red Line, qui court de part et d’autre du monde (et fait une barrière infranchissable), séparant North Blue/West Blue de East Blue/South Blue ; un Océan légendaire, Grand Line (bordé de chaque côté par une mer infranchissable : Calm Belt), coupe Red Line à la perpendiculaire, et sépare West Blue/South Blue de North Blue/East Blue. Outre Red Line, le monde est constitué de centaines et centaines d’îles dans les océans. C'est plus facile à visualiser comme cela :


Nous suivrons les histoires de Luffy et sa bande, l’équipage du « Chapeau de Paille » (Mugiwara), en honneur au chapeau donné à Luffy par Shanks, un pirate qui est comme un modèle pour notre caoutchouteux héros ; car celui-ci a mangé le « Gomu Gomu no Mi », le Fruit du Démon du caoutchouc, qui le rend élastique, insensible aux balles (donc), détenteur de techniques de combat débiles, et surtout … incapable de nager, la particuliarité des FDD étant de donner des pouvoirs, mais de rendre complètement faible contre l’eau de mer ! Une cruelle contrepartie dirons-nous, surtout pour quelqu’un qui rêve de devenir pirate… Même si cela s’avérera évidemment son plus grand atout par la suite. Pour la parenthèse, personne ne peut manger deux FDD, pour certaines raisons qui appartiennent à ceux qui lisent le manga (ou voient l’anime)… ;-)
Les utilisateurs de FDD vont évidemment pulluler sur les mers, avec des fruits carrément pétés (Foudre, Magma, Glace…) ou carrément grotesques mais toujours utiles (le Fruit des Bulles de savon, fallait l’imaginer !).

De rencontres en rencontres, les Mugiwara seront amenés à découvrir l’Histoire du monde, et comment leur propre histoire à chacun y est intimement mêlée. Et le must, c’est que c’est par inadvertance. Ils ne cherchent pas ça particulièrement (sauf…), ça leur tombe dessus ! En fait, plus que des témoins de l’Histoire, ce sont des acteurs de celle-ci, et ce qui est formidable, c’est qu’ils ne le font même pas exprès…

II - Un background et une histoire maîtrisés

Tout d’abord, il faut déjà voir que Eiichiro Oda a déjà écrit les grandes lignes de toute l’histoire de son manga, y compris la fin. Il sait où il va, comment y venir, par quels moyens… Tout est déjà clair dans sa tête ; on ne se retrouve pas un instant à se dire « mais où Oda veut-il en venir ? WTF ? » dans un sens péjoratif, à s’interroger, comme en lisant d’autres mangas que je ne citerai pas, sur l’intérêt d’un pan entier de l’histoire, voire sur l’histoire du manga tout court.

Ici, tout a un sens, tout est exploité. Un passage peut paraître totalement anodin au premier abord, pour avoir ensuite une très grande importance quelques dizaines de chapitres plus tard. Alors oui, cela s’est déjà vu dans plusieurs mangas (j’ai en tête Dragon Quest - Fly (avec Gome), City Hunter (avec l’histoire de l’Union Teope) surtout personnellement, qui m’ont agréablement surpris par les twists de fin de série dont je ne dirai rien de plus) ; mais pour moi il n’y en a pas un qui m’en ait mis autant dans la tête en fait (outre les mangas « je te l’avais bien dit y’a 21390 chapitres, tu es fait rascal » à la Death Note qui ne sont pas du tout du même bois pour moi). Certains détails sur deux cases invisibles pour qui lit vite fait, présente les prémices d’un événement qui aura lieu bien plus tard (dès les premiers tomes, on apprend qu’un certain Ace poursuit quelqu’un d’autre, détail qui, quelques centaines de chapitres plus tard, revêtira une importance capitale dans l’histoire comme dans l’Histoire). Même une quelconque photo ratée évoquée sur trois cases permettra d’introduire de nouveaux événements !
Un flashback présentera un personnage secondaire, qui sera ensuite repris dans le passé d’un autre personnage, qui sera lui-même partie intégrante de la vie d’un autre personnage…

Tiens, parlons-en, des flashbacks (ci-après « FB »). Loin d’être des anecdotes dont tout souvenir sera effacé une fois trois chapitres passés, les FB nous ouvrent les pans d’une nouvelle vision sur la vie de chacun des personnages liés à ce passé, et leur implication dans ce monde, et par-delà, dans l’Histoire.
Utilisés à bon escient dans les instants stratégiques de la vie des personnages – souvent (mais pas « toujours ») quand la tension monte, mais jamais au point culminant de celle-ci pour éviter de la gâcher, avec juste la bonne longueur pour éviter que le lecteur ne s’ennuie, les FB sont à l’image du reste du récit, un mélange idéal entre découverte (lieux, personnages, petites histoires...), humour, et moments sombres voire tragiques.
« Oda nous donne une base (la recherche du One Piece donc on va dire, une quête initiatique, et là encore une fois un sujet qui n'est pas d'une originalité à toute épreuve) mais se permet de jouer avec jusqu'à la faire oublier des lecteurs, puis de leur rappeler à des moments stratégiques, malgré tout ce qui se passe autour (des aventures "WTF" à des drames du passé de certains personnages) il arrive à garder ce pilier intact, tout le temps, sans qu'on ait le temps de s'ennuyer ou de se lasser. On passe d'une émotion à une autre, et c'est maîtrisé de façon terrifiante. » - Leel

III - Jusqu'aux personnages

Et c’est encore un autre point essentiel sur lequel se démarque One Piece, des autres shonen habituels à mon sens. Loin de l’histoire du héros qui n’avait pas d’amis, ou de celui qui passe sa vie à se bastonner pour des motifs obscurs (sauf qu'il a eu des pouvoirs par hasard), ici tout s’inscrit dans une Histoire qui a plusieurs dizaines d’années, avec des événements qui jalonnent la fresque historique du monde comme celle qu’on apprenait sur l’Histoire de France quand on était petit (vous vous souvenez ?), quelque chose de très, très vaste, construit, formidable et terriblement passionnant.
Chacun des membres de l’équipage a vécu des histoires dramatiques (bon, exception faite d’Usopp peut-être, qui est un peu « épargné » par rapport aux histoires des autres – il s’est juste fait abandonner par son père alors que sa mère était morte après tout… Quoi, c’est déjà beaucoup ? Lisez les autres…), mais ne demeure pas une moule coincée dans un mutisme irrépressible malgré cela. Ils veulent vivre leurs rêves, en compagnie de tous leurs nakamas, et nous embarquent avec eux.
« One Piece c'est des personnages d'une grande humanité malgré leur grobillisme surabusé, les personnalités s'enchainent et ne se ressemblent pas, et One Piece c'est l'amitié traitée avec un grand A (entre autre moi je vois ça avant le reste). Des amitiés excessivement honnêtes à tout point de vue. » - Leel

Des histoires dramatiques, ils en ont vécu par le passé, mais encore tout au long du récit viennent s’inviter des scènes à l’intensité émotionnelle incroyable, effectivement hermétique pour les personnes qui n’ont pas pris le Puffing Tom – euh pardon, le train en marche. Et c’est aisément compréhensible, d’un point de vue extérieur, je veux bien croire que j’ai l’air très con à parler d’une scène dramatique qui me touche particulièrement et qui a pour personnage principal, un… Bateau (no spoil).
Je pense que c’est à force de suivre les aventures de ces personnages qu’on arrive à ce stade. Si c’est être fan, oui, peut-être, mais je pense que si quelqu’un qui n’est pas « fan » au premier degré de One Piece, mais qui lit le manga, arrive au passage sus-mentionné, il sera néanmoins touché par la scène.
Ceci dit, je doute que, contrairement à d’autres shonen, le but soit de s’identifier aux membres de l’équipage. Je pense plutôt qu’on a envie d’être avec eux, ces gens aux personnalités si fouillées et profondes, et de vivre leurs aventures en étant soi-même un membre à part entière des Mugiwara, pour vagabonder sur les mers, libres mais en perpétuel danger….
« Les personnages vivent, alors évidement la notion d'identification est moins facile, ya pas bcp de pirates ici, genre on nous sert pas un héros lycéen avec ses problèmes de lycéen qui au détour d'une rue se voit devenir un gus avec des pouvoirs (howaoh Ichigo), ou on nous apitoie pas avec un enfant maudit et seul au monde qui réussit par ses propres moyens et son démon intérieur à devenir fort et se faire des amis (chianlie no jutsu Naruto), bon d'accord ya pas bcp non plus de shinigamis ou de ninjas ici (quoique) mais on nous sert un truc bcp plus adulte, je trouve. En plus ça montre aussi que pour réaliser un rêve on en chie à tout point de vue, la quête de Luffy est semée de genoux brisés, de tartes aux gnons et de choix douloureux, tout ça pour suivre une conviction, wahu ^^; » - Leel

Heureusement, mis à part les chapitres dramatiques, il y a aussi et surtout de la bonne humeur, de l’humour et de la joie de vivre ! Car c’est aussi une apologie de la liberté, celle que Luffy cherche envers et contre tout pour lui, sa famille et ses amis.

Et le mot de la fin

Pour conclure cette (longue et possiblement rébarbative) diatribe, mesdames et messieurs les jurés, je me permettrai de citer un personnage de One Piece, qui a une réplique étonnante (quand on sait vraiment de qui il s’agit quelques vingtaines de chapitres plus tard) :

« Le rêve d’un homme ne mourra jamais ! »

(un carambar à qui trouve de qui il s’agit)
En fait, pour moi One Piece c’est comme quand j’étais gosse, à vivre les aventures des personnages des bédés que je lisais (Tintin ! Astérix ! Valérian ! Michel Vaillant ! le Marsupilami (même si je ne rêvais pas d’avoir ses poils, mais maintenant je m’aperçois que euh…) ! Spirou & Fantasio !...). Sauf que là, l’histoire est continue, on n’attend pas plusieurs années pour avoir un nouveau tome, les personnages sont plus qu’attachants, les aventures passionnantes, le tout ficelé dans un univers archi-cohérent et immersif au possible.
Je passe la main pour le mot de la fin, le point culminant d’une certaine envolée lyrique :
« Bref OP c'est l'Aventure, l'aventure de la vie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, une aventure qui une fois commencée ne peut plus être abandonnée, quand on a mis les deux pieds sur le pont du Merry, on n'a plus envie de rentrer à la maison, du moins pas sans le trésor convoité. » - Leel

Et là, tout est dit.

J'espère vous avoir donné envie comme je pouvais, de vous mettre à One Piece si jamais ce n'était pas encore le cas ; et sinon, j'espère au moins que ce n'était pas trop décousu
!
Et merci à Leel pour l'avis éclairé d'une fan récemment convertie ;-)

samedi 22 mai 2010

"Léger" contretemps

Désolé, va falloir attendre un peu avant que je fasse un autre post, quelques jours je dirais.

Ce qu'il y a d'extraordinaire avec les disques durs, c'est quand ils décident de ne plus marcher, comme ça là paf, du jour au lendemain. Genre tu te couches le soir, no problem, puis tu te lèves, et le disque n'est non seulement plus reconnu, mais en plus il empêche la reconnaissance de ton autre DD.

Cerise sur le gâteau, ça serait plus facile s'il s'agissait du disque dur dont je me méfiais il y a maintenant 5 mois et qui était en train de crever.
MAIS NON! Tant qu'à faire, autant que ce soit le DD qui a à peine plus d'un an.

Et qui est le DD système, sur lequel il y avait plus de dix ans de trucs divers et variés qu'on stocke, genre des images trouvées ça et là, des trucs improbables et maintenant introuvables, des scans faits y'a des années et qu'on ne risque pas de retrouver, tous les installs indispensables, toutes les preuves d'achat/remplissage d'impôts/etc. , enfin bref, la totale quoi.
Et puis y'avait aussi les 240 derniers épisodes de OP, tant qu'à faire, sans compter quelques autres séries.

C'est chiant quand ça arrive hein? Et pourtant, je faisais régulièrement des sauvegardes, pas pour rien que j'avais deux autres DD qui attendaient. Ben bingo, j'ai du changer mes deux DD en 5 mois.

Allez, je vais me pendre, bisous.

[Edit]
Tiens, en faisant des recherches, il s'agirait d'un bug sur toute la série de DD Seagate comme celui que j'ai. Je vais tenter de mettre à jour le firmware pour corriger ça, mais pas facile quand on ne peut même pas booter avec ^^;

mardi 11 mai 2010

Flash info

Don't forget, kids!























C'était l'image à la con du jour.

dimanche 2 mai 2010

Ils arrivent...

Tremblez, pauvres mortels!

Car, loin d'être les animaux mignons que les enfants adorent, ceux qui sont maintenant connus comme les "chevaux pédés" (copyright un blog d'une certaine demoiselle, me semble-t-il, dont je me rappelle pu l'adresse -_- mais vous reconnaîtrez p'têt hein) font comme tous les Aliens : ils reviennent, et ils ne sont pas contents...





F34R!!!